La popularité de ChatGPT, l'outil d'IA conversationnelle d'OpenAI, n'est plus à prouver. Pourtant, une vague de contestation grandit, matérialisée par la campagne #QuitGPT. L'objectif ? Inciter les utilisateurs à se désabonner de ChatGPT. Mais pourquoi un tel mouvement ? L'histoire d'Alfred Stephen, développeur freelance à Singapour, illustre bien le malaise. En septembre, il s'est abonné à ChatGPT Plus (20$/mois) pour booster sa productivité. Déception : les capacités de codage du chatbot ne répondaient pas à ses attentes et ses réponses, souvent trop longues et digressives, l'ont frustré. C'est sur Reddit qu'il a découvert la campagne #QuitGPT. Deux arguments principaux sont avancés : * Liens Politiques Controversés: Greg Brockman, président d'OpenAI, a fait une donation significative à MAGA Inc, un super PAC soutenant Donald Trump. Cette information a choqué de nombreux utilisateurs, dont Alfred Stephen, qui y voit un problème éthique. * Collaboration avec ICE: L'agence américaine ICE (Immigration and Customs Enforcement), au cœur de nombreuses polémiques, utilise un outil de sélection de CV basé sur ChatGPT-4. La collaboration d'OpenAI avec une agence aussi controversée a soulevé des questions sur l'utilisation de l'IA à des fins potentiellement discriminatoires. Pour Alfred Stephen, qui explorait déjà d'autres chatbots, la donation de Greg Brockman a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Il a décidé d'annuler son abonnement ChatGPT, rejoignant ainsi le mouvement #QuitGPT. Cette campagne soulève des questions importantes sur la responsabilité des entreprises d'IA et l'éthique de leurs collaborations. Les performances techniques décevantes, combinées aux controverses politiques, pourraient bien inciter d'autres utilisateurs à suivre l'exemple et à se tourner vers des alternatives plus éthiques et performantes. L'avenir de ChatGPT est-il menacé ? Seul le temps nous le dira.